Summit 2017 : sous le signe de l’expérience


Adobe
Avec pas moins de 5000 participants en provenance de 50 pays, cette édition 2017 de l’Adobe Summit s’affiche comme une des grandes messes du marketing digital en Europe. Un engouement qui s’explique simplement : le métier du marketing évolue profondément et les technologies jouent un rôle capital dans la maitrise de cette transformation.
Ces dernières années passées sur les différentes éditions du Summit Adobe ne font que renforcer le constat que les marketeurs doivent appréhender un monde de plus en plus complexe. Rainer Feurer, SVP et patron de la Customer Experience chez BMW, résumait assez bien toute cette complexité en une petite phrase : « L’objectif pour les années à venir ? 100 millions de clients en 2025, et connaitre chacun d’eux » !
Oui, c’est inéluctable, il faut désormais faire face à des clients qui sont présents sur des canaux différents – qu’ils soient omni, multi ou cross -, qui attendent une personnalisation forte tout en respectant leur vie privée, qui veulent une expérience sans couture et qui espèrent des contenus variés et riches en émotion. Pour l’entreprise, ou la marque, il s’agit alors être très créatif, de comprendre le contexte, d’anticiper, d’analyser et enfin de réagir ou produire en temps réel, ou presque.

Le digital prenant toujours plus sa place dans les entreprises, la feuille de route est assez claire. En théorie du moins, car dans la pratique la mise en oeuvre n’est pas aisée. Bien sûr, les compétences pourront faire défaut sur des projets très verticaux (Big data, DMP, analytique, expérimentation de nouveaux formats comme la réalité virtuelle, etc.), mais dans les faits cette complexité demande des moyens financiers, bien sûr, mais également humains. Or, pour faire face à cette croissance exponentielle de « possibles » les équipes restent souvent sur un périmètre assez constant. C’est dans ce contexte que les technologies « d’assistance » commencent à jouer un rôle essentiel.
Un exemple de mise en oeuvre de cette assistance est le Virtual Analyst, lancé sur le Summit. En s’appuyant sur Adobe Sensei, un framework unifié d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique désormais commun à tous les clouds Adobe, Virtual Analyst scrute les données en temps réel afin de remonter des alertes personnalisées et pertinentes aux équipes marketing, permettant ainsi d’optimiser plus rapidement les circuits de décision.

D’autres exemples de la puissance de l’IA au service des marketeurs ont été montrés lors des très attendus Sneak Peeks. Sur les six projets présentés, la moitié s’appuyait sur Senseï avec des fonctions variées mais un objectif toujours commun : assister le marketeur dans ses choix et lui faciliter une mise en oeuvre rapide. On notera par exemple Right Offers, qui permet de proposer l’offre parfaite ou le contenu idéal au bon moment ; AI Experience dont l’objectif est de choisir et décliner le meilleur contenu possible en fonction d’une thématique ; ou encore le très très expérimental VR Assets qui permet de sélectionner, tagger et classer des contenus en réalité virtuelle.

De façon plus globale, ce qu’il faut également retenir de cette édition c’est sans doute l’articulation des différents services Cloud d’Adobe sous la bannière de l’Adobe Experience Cloud qui offre aux utilisateurs tous les outils pour gérer l’expérience client de bout en bout. Désormais organisés par grandes typologies de fonction. ce cloud global est désormais composé de l’Adobe Marketing Cloud, l’Adobe Advertising Cloud, l’Adobe Analytics Cloud dont les noms sont suffisamment explicites pour ne pas les détailler plus. Il faut également noter les passerelles vers les deux autres clouds complémentaires que sont Creative Cloud for entreprise (avec un focus sur Spark, Stock et XD) et Document Cloud for entreprise (Acrobat et Sign). Avec bien sûr en « backoffice » l’intelligence d’Adobe Senseï…
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Olivier Saint Leger
Durant 20 ans, Olivier a tra­vaillé pour les plus grands titres de la presse IT française. Au début des années 90, il rejoint les pio­nniers du Web et se spé­cialise dans les NTIC. Il écrit et traduit plusieurs ouvrages, fonde une web agency ainsi qu’une agence de presse, et lance le pre­mier mag­a­zine Inter­net français (Web//Master), suivi quelques années plus tard de .Net­pro. Ses sujets de prédilec­tion sont l’influence et la trans­for­ma­tion dig­i­tale. Sur Twit­ter : @saintleger